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Une collection retrace l'histoire des objets et habits quotidiens

Saviez-vous que la braguette a été une poche immense dans laquelle on pouvait ranger ses clés et sa monnaie? Ou que la calvitie précoce de Louis XIII pourrait bien être à l'origine du grand boom des perruques masculines, pourtant considérées comme immorales par l'Eglise?

Avec ses petits chapitres nerveux et truffés d'anecdotes, ses illustrations désuètes et charmantes, Les Habits, de Claire d'Harcourt, raconte l'histoire des chaussures ou des chemises, de la mode ou des gants. On apprend ainsi que les boutons ont eu leur période de gloire au XVIIIe siècle. Constitués d'or, de diamant, rubis ou saphir, ils permettaient d'afficher ostensiblement l'état de sa fortune. Ils se portaient en si grand nombre que certains ployaient littéralement sous leur poids. Ils étaient si grands que les joueurs de cartes voyaient en reflet le jeu de leur adversaire…

«Comme cul et chemise»

A la fin du XVIe siècle, raconte encore Claire d'Harcourt, les corsets étaient parfois consolidés avec des sternums de dinde! On attribuait alors à ces objets de torture toute une série de vertus thérapeutiques, si bien que les hommes en portaient également. Le corset «contient les forts, soutient les faibles et ramène les égarés!», affirmait une réclame du XVIIIe siècle.

Entre autres anecdotes, on découvre également qu'au Moyen Age, les robes des mariées étaient souvent rouges. Ou que l'expression «comme cul et chemise» vient de ce que les femmes étaient nues sous leurs jupons.

Concocté par Béatrice Fontanel, La maison, le second opus de la collection Histoire des choses, traite de l'eau courante ou du papier peint, de la cuisine et des toilettes. Le chapitre évoquant les bougies, par exemple, est passionnant. On apprend que les chandelles confectionnées à base de graisse de mouton étaient d'excellente qualité, tandis que celles à base de graisse de porc produisaient une fumée noire et malodorante… Le nec plus ultra? Un mélange de cire et d'huile de cachalot. Ces bougies dites diaphanes donnaient une flamme blanche du plus bel effet.

Un aspirateur encombrant

Au rayon ménage, on note que le premier aspirateur a été mis au point par l'Anglais H.C. Booth en 1901. Il s'agissait d'un appareil sur roue presque aussi grand qu'une locomotive! Trop imposant pour entrer dans les maisons, on introduisait des mètres et des mètres de tuyaux pour atteindre toutes les pièces. Mais la compagnie qui exploitait cette invention fut souvent traînée devant les tribunaux, car cet antique aspirateur effrayait les chevaux…

Quant au cardinal de Richelieu, outré que l'un de ses convives se nettoie les dents avec son couteau, il en fit arrondir les pointes. Et créa du même coup les couteaux à pointe ronde!

L'histoire, disent en filigrane ces deux ouvrages, n'est pas constituée que de guerres, de personnages emblématiques et d'une enfilade de dates. Il est étonnant de constater comme un habit parle avec justesse d'une époque. Ou comme un meuble peut raconter la misère comme l'opulence.

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